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La Corbeille - Bordeaux Cartierville
 

Une histoire à suivre!


Le 19 novembre 1986, les curés des paroisses de Bordeaux et de Cartierville, des religieuses des Sœurs de la Providence, des membres de la Société Saint-Vincent de Paul de Bordeaux et de Cartierville, des représentants de groupes communautaires, l’organisateur communautaire du CLSC et des citoyens bénévoles se rencontraient pour tenter de résoudre un problème aigu chez les démunis et les nouveaux arrivants du quartier. Déjà, les Sœurs de la Providence répondaient à plus de 200 demandes de dépannage alimentaire chaque mois.
 
Les objectifs de cette réunion étaient :
·    Établir un dialogue entre les organismes
·    Entreprendre un plan d’action
 
Un comité d’action a été formé pour initier un projet de banque alimentaire.  
Le comité avait demandé des suggestions de noms pour l’organisme. Plus de 80 noms ont été suggérés. Le nom choisi fut : ESURIO (j’ai faim). Toutefois, à cause de son origine étrangère, le nom fut refusé par l’Inspecteur général des institutions financières du Québec. C’est alors que le 27 mars 1987, on opta pour :  LA CORBEILLE BORDEAUX-CARTIERVILLE.

 
A ce moment, un local était nécessaire pour emmagasiner et distribuer les biens non périssables. Le pasteur de l’église CHURCH OF GOD, au 11961, boul. O’Brien offrit une partie du sous-sol de son église comme magasin-partage et ce, gratuitement pour la première année et renouvelable pour une deuxième année.
L’ouverture du magasin-partage eut lieu le 30 septembre 1987. Il était ouvert les mercredis et les vendredis de 13h00 à 16h00. On avait fixé un « ticket » modérateur à 1,00 $ le sac de nourriture plein à rebord… Au cours des deux premiers mois d’opération, La Corbeille avait déjà aidé 411 personnes, 35 familles monoparentales, 15 couples avec enfants et 63 personnes seules.

La majorité de ces personnes étaient des nouveaux arrivants.
L’année suivante, soit en 1988, un don de 1 000 $ de la part de l’église St-Andrew’s Norwood United Church permettait d’embaucher une nutritionniste pour quelques heures par semaine.
La première activité de levée de fonds le 6 mai 1990 consistait en un brunch dans l’auditorium de l’Hôpital St-Joseph de la Providence. Plus de 248 convives ont participé à cet événement pour un revenu net de 4 162,80 $. Au cours de la même année, une somme de 6 800,00 $ est ramassée lors d’un tournoi de golf à Châteauguay.
 
Un projet de cuisine collective est proposé par M. Georges Fournier, organisateur communautaire au CLSC. Le projet est accepté à la condition qu’il n’occasionne pas de frais. Cependant, lors d’une réunion du conseil d’administration en novembre 1990, les membres du conseil votent majoritairement pour que le projet de cuisine collective devienne un des services offerts par La Corbeille à compter de l’année suivante.
 
Par la même occasion, on adopte la révision des statuts et règlements et on se met à la recherche d’un nouveau local. Un projet de cueillette d’aliments au Centre d’achats Normandie est mis en branle avec la coopération des paroisses et de certaines résidences.
 
Pour démarrer, une cuisine collective d’Ahuntsic desservira Cartierville.
 
En fin d’année, La Corbeille quitte l’église CHURCH OF GOD pour le sous-sol de l’église Ste-Odile en attendant de trouver un local permanent. La Corbeille offre un loyer mensuel de 200,00 $ pour ce local, mais M. le curé Cadotte exige 800,00 $. Des négociations retardent le paiement total du loyer. La Corbeille quitte le sous-sol après quelques mois pour s’installer à la Place Providence pour le comptoir alimentaire et le projet de cuisine collective.

En juillet 1992, La Corbeille achète un duplex situé au 12218-20 Ranger de M.J.R. Cournoyer pour la somme de 135 000,00 $. Les frais d’aménagement et le coût des réparations ont été assumés par les Sœurs de la Providence pour un montant de 13 196,88 $, en plus de 1 465,00 $ pour un monte-charge, 842,00 $ pour un système d’alarme et 500,00 $ pour un tapis d’escalier. L’ouverture officielle du local a eu lieu le 24 septembre 1992. Le projet de cuisine collective est rapatrié sur la rue Ranger.

 

 
Lors de l’achat de l’immeuble, une lettre d’entente a été signée pour stipuler qu’en cas de fermeture de La Corbeille, le produit de la vente de l’immeuble soit remis aux Sœurs de la Providence.
 
Déjà, on pense à un service traiteur qui relèverait de la cuisine collective. Celle-ci offre de payer un loyer mensuel de 100,00 $ à La Corbeille.
 
En 1994, La Corbeille distribue 100 repas/jour aux écoles du quartier. En 1995, on sert 125 repas/jour produits par 20 personnes qui sont sur un programme-salaire. La Corbeille emploie au total 25 personnes qui se retrouvent très à l’étroit.
 
En 1995, le local du 12218, Ranger est trop petit, on recherche de nouveaux locaux. Un site situé au 12040-42, Lachapelle, pourrait être disponible. C’est un édifice constitué d’un étage pour lequel on demande 200 000,00 $.

En 1995, 260 bénévoles ont travaillé 2059 heures. Des paniers de Noël ont été distribués à 151 familles. On sert des repas à 3,00 $ aux écoles Louisbourg, Glencourt, Alice-Parizeau, La Dauversière et François-de- Laval.

En 1996, on envisage un plan de délocalisation comme suit : un local de 1000 pi2 sur Périnault ou de 10 000 pi2 sur Gouin coin Chevalier. Finalement, on emménage au 12270, Ranger pour la cuisine des boîtes à lunch pour un loyer mensuel de 408,00 $
 
 
 
En 1997, on planifie vendre l’immeuble du 12218-20, Ranger. Le local étant devenu trop étroit et les besoins augmentant, il est urgent de vendre la propriété sur la rue Ranger pour acquérir un autre site qui répondrait aux nouveaux besoins et pour regrouper les différents sites et services de La Corbeille : 3000 pi2 au  12218 Ranger,700 pi2 au 12270 Ranger (site des boîtes à lunch),1200 pi2 au Resto et magasin-partage au Carré Gouin et 600 et 700 pi2 dans 2 entrepôts.  
 
 
L’évaluation municipale du 12218 Ranger est de 78 200 $ terrain et bâtiment. La vente s’est effectuée à 89 800 $ le 1er mars 1997. Entre temps, un local de 10 000 pi2 au coin de Gouin et Chevalier est disponible pour plus de 350 000,00 $. Le coût d’achat est considéré trop élevé.

 

En février 1997, une proposition d’achat est faite pour la propriété du 5080-90, rue Dudemaine.

Après plusieurs négociations avec le propriétaire Gestion Robert Legros inc., La Corbeille fait l’acquisition de cet immeuble pour la somme de 143 000,00 $ soit 84 000,00 $ comptant et un solde de 59 000,00 $ remboursable, sans intérêt, à raison de 983,83 $ par mois pour une période de 60 mois. Le 84 000,00 $ est le produit de la vente du 12218-20 Ranger.

Le locataire du 5090 Dudemaine, un vitrier, disparaît sans payer le loyer, mécontent de ne pas avoir été accepté comme copropriétaire du bâtiment.
Au cours de mai et juin 1997, on déménage tout le matériel des différents sites sur Dudemaine et on annule les baux du 12270 Ranger et du Carré Gouin.
 
En juin 1997, un permis est demandé à la ville de Montréal pour tenir un commerce de service traiteur et de restauration.
 
En janvier 1998, le conseil d’administration autorise une deuxième hypothèque de 327 000,00 $ sur le bâtiment de la rue Dudemaine en faveur des Sœurs de la Providence pour garantir les prêts consentis par la Communauté à La Corbeille.
  
Au cours de la même année, on demande une modification de la charte de La Corbeille pour y inclure sa vocation d’entreprise d’insertion, pour changer l’adresse du siège social et pour augmenter les valeurs immobilières à 1 000 000,00 $.
 
À la fin 1998, un contrat est signé pour l’agrandissement de l’immeuble avec Construction Vibel enrg. de Ste-Sophie, pour la somme de 259 950,00 $. L’inauguration des locaux rénovés a lieu le 29 janvier 1999 avec bénédiction par Mgr Robert Sansoucy.
 
 
En avril 1999, des orientations et des objectifs sont déterminés pour le développement de La Corbeille :
·         Faire de La Corbeille un organisme modèle en s’inspirant du principe de l’utilisation optimale des ressources.
·        Offrir des services de la meilleure qualité possible en développant et maintenant la participation et la fierté des participants et des employés.
·        Maximiser l’utilisation réelle de nos champs de travail par l’étude desb opportunités de modification des heures d’ouverture.
·        Renforcer le rayonnement de La Corbeille dans la collectivité.
 
 

Un projet de rénovation des lieux en 2001, donne un nouveau visage au bâtiment et matérialise les locaux du restaurant Festigoût et du magasin-partage conformément à ceux que nous connaissons aujourd’hui.

 

 

En résumé, l’historique de La Corbeille se présente ainsi :

 
1987 : Fondation du magasin-partage dans les locaux de l’église CHURCH OF GOD.
1993-1994 : Inauguration du magasin-partage et du restaurant populaire « POUR LA BONNE CAUSE » dans un sous-sol sur la rue Ranger. La Corbeille fut le premier magasin-partage ouvert toute l’année sur l’île de Montréal.
1995-1996 :   La Corbeille devient une entreprise d’insertion sociale.
1997 : Début du service traiteur.
Septembre 2000 : Avec l’approbation des Sœurs de la Providence, le magasin-partage s’appellera désormais « Le Magasin d’Émilie ». Le nom du restaurant sera « Le Festigoût ».

 

 

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